Dimanche de la santé

samedi 17 janvier 2015
par  admin

Le Dimanche de la Santé est célébré en 2017, le 12 février, à la date la plus proche du 11 février, journée mondiale des malades (Message du Pape François pour la journée mondiale des malades).

Il s’agit d’une célébration qui, le même dimanche, dans les paroisses, les hôpitaux et cliniques, les maisons de retraite et à travers tous les diocèses permet à l’assemblée des chrétiens d’être sensibilisée aux problèmes de la santé et de prier en lien avec la journée mondiale des malades décidée par Jean Paul II en 1992. Cette célébration s’inscrit dans le cadre de la liturgie du dimanche.

« Choisis la vie  »

est le thème national choisi pour accompagner ce dimanche cette année. Avec un sous-titre qui oriente nos démarches, "Heureux celui qui marche dans la Loi du Seigneur" et une photo qui appelle à lever les yeux dans l’espérance.

Tous (malades, soignants, handicapés, bien portants, membres du Service Évangélique des Malades) nous sommes invités à célébrer ensemble ce dimanche de la santé.


Message du Pape François pour la XXVe journée mondiale du malade (11 février 2017)



Dimanche santé 2017
Seigneur Jésus, en vivant parmi nous
Tu as incarné la loi d’amour du Père.
Tu nous proposes d’être heureux avec Toi.
De jour, de nuit,
Tu murmures ta loi d’amour à l’oreille de nos cœurs.
Donne-nous ton Esprit
Qu’il nous apprenne ta loi.
Qu’il nous aide à toujours choisir ce qui nous met en Vie
Et qu’Il soutienne notre marche.

Chantal Lavoillotte

Choisis la vie
Heureux qui marche dans la Loi du Seigneur

Le dimanche de la santé offre une formidable opportunité : ouvrir la parole à ceux qui souffrent, qui accompagnent, qui soignent, qui rencontrent, qui éprouvent dans leur corps ou dans leur cœur les difficultés de la vie.
L’équipe du Service Évangélique des Malades de la Paroisse Saint Hilaire de Fontenay a proposé à des soignants, malades, handicapés, résidents en EHPAD, des personnes accompagnant ou visitant leur frère ou sœur isolé ou ne pouvant se déplacer, de témoigner sur l’aide que Dieu-Amour leur apporte dans leur mission ou leur vie quotidienne.

Voici ces témoignages.

Malades

- Au mois de mai dernier, j’apprenais de façon tout à fait inattendue que mon corps était touché par la maladie… Que dire quand on se sent en forme ? Le déni s’installe mais le bilan complémentaire confirme qu’il faut faire un traitement pour faire face à cette attaque. Après quelques semaines d’incompréhension, s’installent trois maitres mots : Abandon, confiance, humilité. Autour de moi, de nombreux malades, pourquoi pas moi ? La confiance au Seigneur permet de s’abandonner et d’accepter pour arriver sur le chemin de l’Espérance et dire à tous ceux qu’on aime que la vie a un sens profond malgré les difficultés.
Je rends grâce pour tous ces signes reçus de tous mes proches au cours de tous ces mois de traitement. Ils sont véritablement un soutien, un réconfort et la puissance de la prière me permet de me relever.
Le pèlerinage à Lourdes, les célébrations eucharistiques donnent aussi ce dynamisme pour retrouver la Force dans l’Amour de Dieu, la Paix dans son corps.
J’ai demandé à recevoir le sacrement de l’onction des malades pour m’aider à traverser cette épreuve ; je peux dire que j’ai reçu une force, une paix par la grâce de l’Esprit Saint. Le Ministre de l’Église me l’a donné avec tant de tendresse et d’émotion, partagées par mon parrain et toute l’assemblée présente.

Résidents EHPAD
- Dieu, personne ne l’a jamais vu. Et pourtant tout nous parle de lui. L’univers, les planètes, la vie qui nous entoure, la lumière. La foi seule nous le prouve.
L’amitié de ceux qui nous aident et qui se dévouent pour nous rendre la vie plus agréable face au handicap. Dans toutes ces personnes je vois Dieu et son œuvre. Qu’il soit remercié. La vie est si courte que tout le reste est superflu.

- Avec cette souffrance morale d’abandonner mon corps à autrui pour tous les actes quotidiens (surtout appel pour les toilettes) puisque je ne tiens plus sur mes jambes et mes mains ne m’obéissent pas toujours, je me suis révoltée contre ce DIEU que j’ai toujours aimé et servi ! Il m’avait envoyé bien des épreuves avec la perte de mon époux trop jeune et surtout la mort d’un enfant, mais là c’est trop. Pourquoi ? Pourquoi encore ce sacrifice ?
J’ai boudé la messe, je ne voulais pas paraître dans ce fauteuil roulant, mais… j’ai toujours gardé le contact avec Marie grâce à KTO et la retransmission journalière du chapelet de Lourdes !
Peu à peu, avec l’aide de mes filles j’ai accepté mon handicap, j’ai retrouvé le chemin de l’église, j’ai recommencé à faire mes prières journalières, notamment à Ste Thérèse, à lire mon Prions en Eglise et mon Pèlerin, je recommence à prier pour les miens qui en ont bien besoin ! ! Mon attitude interpelle mon entourage soignant qui me voit prier et regarder KTO. L’autre soir, une employée en détresse est venue me demander de prier pour elle et pour sa fille, alors je me dis que je sers encore à quelque chose, j’ai la force de la prière ! Bref, malgré ma grosse colère qui ne passe pas, je m’en remets quand même à Dieu par Marie et malgré tout je me dis « que sa volonté soit faite » !

- Au cours de ma vie j’ai, d’assez nombreuses fois, fait l’expérience d’un Christ amant : d’une rencontre intérieure qu’il est impossible de d’expliquer.
Dans les nombreux moments de doute, cette expérience m’a toujours aidée, j’ai toujours pensé que ce n’était pas un leurre. Pour moi, c’est une réalité, même si l’Eglise n’est pas pour moi une nécessité, parfois un obstacle.
Dieu m’aide t-il ? Au cours des hospitalisations, dans les centres antidouleur, à cette question, j’ai toujours répondu par la négative... certainement que le Christ est là... Mais quand les douleurs sont trop fortes, je ne pense à rien, c’est le noir absolu. Je ne prie pas, je cherche les drogues et autres moyens qui peuvent légèrement supporter mon état.
La maison de retraite, je n’ai besoin d’aucune aide pour m’apercevoir que je ne peux plus faire autrement.
Le Christ m’aide dans mes contacts avec les résidents. C’est certain que le Christ m’aide à porter son regard compatissant sur les plus faibles, à leur parler, et les écouter (tant que ma tête me le permettra). Nous sommes ici, tous en attente... c’est inutile de vouloir l’ignorer... Aidons-nous. Soyons déjà humains.

Handicapé

- Je souffre de mon handicap, physiquement et moralement.
Le fait de croire ne m’ôte pas la douleur, mais m’aide à la supporter. Me savoir accompagnée par Dieu me stimule pour ne pas me laisser aller et m’ouvrir aux autres.
Me savoir portée par la prière des autres est pour moi un lien spirituel très fort. J’ai expérimenté la grâce de la communion avec mes frères : amitié, affection.
Sans la souffrance, sans mon handicap, je n’en serai pas là. La souffrance ébranle la foi à la racine : parfois, je baisse les bras, je ne prie plus, je crois que Dieu m’abandonne. Sans cette expérience de « l’absence de Dieu », je n’aurai pu un jour le « sentir » si proche, si aimant.
Je crois en un Dieu vivant par Jésus Christ qui croit et souffre en moi, qui m’attend les jours de doute
Croire, c’est, jour après jour, vivre la croix sans savoir jusqu’où, en toute confiance avec Jésus qui l’a vécue et qui m’accompagne.

Accompagnant
En tant qu’accompagnante, je sais que sans la prière, je ne peux rien ; face à la souffrance, la solitude, le désespoir, je suis effondrée et impuissante ; alors, j’appelle Dieu. Je lui demande de mettre sur mes lèvres les mots qui feront du bien ; alors, si je me laisse faire, tout devient possible, Il devient Sa Présence en moi.

Soignants

- Dieu amour m’aide dans mon travail de soignant à être plus dans l’écoute, l’attention, le regard sur les personnes.

- Le visage crispé les yeux pleins de détresse, ce patient attendait son tour dans la salle d’attente de l’hôpital… Inquiet… Il arrivait du Nigéria, laissant là-bas toute sa famille. Une interprète était avec lui, les sons et les mots de notre langue lui étaient inconnus. Emmuré dans sa solitude de migrant.
Quand il est entré, il m’a regardée fixement. Je lui ai fait les plus grands sourires pour réchauffer un peu son cœur. J’ai aussi communiqué par gestes, toujours souriante, lui apportant le maximum d’énergie et de réconfort dont il avait besoin.
A la fin de la consultation, il s’est tourné vers l’interprète pour me dire : Cette femme est formidable, elle a un si beau visage. Elle sourit toujours, c’est magnifique…
Et il est sorti du bureau avec l’interprète, son visage illuminé d’un court instant de bonheur.

Témoignage de l’aumônier de l’hôpital sur le partenariat avec une soignante lors de l’accompagnement d’une résidente en fin de vie

C’est le matin où je vais porter la communion à ceux qui ne peuvent se déplacer, dans une des résidences de l’hôpital. Une des personnes habituées à recevoir l’eucharistie revient d’une longue hospitalisation en cardio et est très fatiguée. Je me prépare à cette visite qui risque d’être seulement un accompagnement, la personne ne pouvant plus avaler. Je croise l’infirmière en service ce jour-là sur cette résidence.
- Bonjour lui dis-je, je vais voir Mme Untel, comment est-elle aujourd’hui ?
- Ça tombe bien je voulais vous voir pour elle, vous pourriez peut-être lui proposer, comment dire… « les derniers sacrements » car elle est très croyante je crois.
- A merci, je n’y pensais pas. Effectivement elle a toujours refusé jusqu’à présent « le sacrement des malades » car elle ne se trouvait « pas assez proche de la fin » disait-elle. Je vous remercie je m’y avoir fait penser, j’étais uniquement dans l’accompagnement par la présence et prière.
La proposition a été faite aussitôt à la résidente encore consciente et le sacrement lui a été donné dans l’heure qui suivait. La résidente a eu un sursaut de vie et est décédée un mois plus tard bien préparée et apaisée.

Réflexion des soignants ouverte à l’aumônerie de l’hôpital

De septembre 2016 à janvier 2017, des soignants ont monté un projet : « la mort en EHPAD... si on en parlait » Ils m’ont invité à y participer. Nous étions accompagnés dans notre projet par une dame socio-anthropologue spécialiste des rites funéraires Ce furent de bons moments d’échange sur les pratiques, les souhaits, des moments d’information sur ce qui se vit ailleurs, des rencontres avec les pompes funèbres, les familles, les représentants des différentes religions avec un seul but améliorer la prise en charge des fins de vie et surtout en faire un dernier moment de vie sans tabou.

---------------------------------------------------------------------------------------<br class='autobr' /> <span class='spip_document_1761 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:450px;'> <img src='IMG/jpg/Affiche_2011.jpg' width="450" height="695" alt="Dimanche de la sant&#233; 2011" title="Dimanche de la sant&#233; 2011" /></span></p> <p>Le <strong><span style="color:#FF0000;">Dimanche de la Santé est célébré en 2011, le 13 février</span></strong>, à la date la plus proche du 11 février, journée mondiale des malades.</p> <p>Il s’agit d’une célébration qui, le même dimanche, dans les paroisses, les hôpitaux et cliniques, les maisons de retraite et à travers tous les diocèses permet à l’assemblée des chrétiens d’être sensibilisée aux problèmes de la santé et de prier en lien avec la journée mondiale des malades décidée par Jean Paul II en 1992. Cette célébration<br class='autobr' /> s’inscrit toujours dans le cadre de la liturgie du dimanche.</p> <p align=center> Thème 2011&nbsp;: &#171;&nbsp;<strong><span style="color:#FF0000;">Ouvre mes yeux</span> </strong>&nbsp;&#187;</p> <p>Tiré des textes de la messe du jour avec notamment le Psaume 118, verset 18, où le croyant se tourne vers Dieu avec cette supplique&nbsp;: <br class='autobr' /> <strong>"Ouvre mes yeux à tes merveilles, aux splendeurs de ta loi"</strong></p> <p>Cette proposition d’approfondir notre regard, sous le regard de Dieu, pour nous laisser guider par les merveilles de son amour est un appel, pour les acteurs du monde sanitaire et social et de la pastorale qui s’y<br class='autobr' /> inscrit, un appel à</p> <ul class="spip"><li> une attention aux grands problèmes actuels du monde de la santé et du social afin que chacun, pour sa part, travaille à maintenir la santé de tous et réponde aux besoins des personnes en souffrance,</li><li> une conversion du regard sur ces personnes afin que chacune soit respectée dans sa dignité, comme le fait "le bon samaritain" qui voit l’homme blessé et devient son prochain.</li></ul> <p>Cette journée nous est donnée pour célébrer la santé, accompagner celles et ceux dont la santé est altérée, dire la fraternité du compagnonnage entre les professionnel de santé et bénévoles des établissements de santé, entre tous les intervenants qui assurent rencontres et soins à domicile, entre ceux qu’on appelle les "bien<br class='autobr' /> portants" et ceux dont l’existence est fragile.</p> <p><i>"Comme l’aube éclaire le matin, la Parole et les œuvres de Dieu ouvrent les yeux des croyants&nbsp;? La fraternité naît chaque matin dans nos établissements de santé, dans l’attention du soignant qui frappe à la porte de la chambre ou arrive à domicile."</i></p> <p align=right>Luc CHAMPAGNE Directeur national du département santé</p> <p><BR> <BR> <BR></p> <p><span class='spip_document_1761 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:450px;'> <img src='IMG/jpg/Affiche_2011.jpg' width="450" height="695" alt="Dimanche de la sant&#233; 2011" title="Dimanche de la sant&#233; 2011" /></span><br class='autobr' /> <strong><span style="color:#000080;">En regardant l’image du dimanche de la santé</span></strong><br class='manualbr' />Extrait d’un commentaire d’une équipe d’infirmiers et infirmières de Lens</p> <blockquote class="spip"> <p>Le malade a un regard fixe, vitreux, son visage est pâle, il a<br class='autobr' /> les yeux bien ouverts…<br class='manualbr' />La personne qui regarde le malade. C’est quelqu’un qui<br class='autobr' /> prend son temps avec le malade, le visage bien posé sur la main.<br class='autobr' /> Elle a un regard porté sur l’autre, qui transmet et que l’autre<br class='autobr' /> ressent jusque dans son coeur. Tout est dans les yeux…<br class='manualbr' />Ce n’est pas un dialogue avec des mots mais avec des<br class='autobr' /> regards. On peut être présents sans parler, sans tenir la main. Il y a<br class='autobr' /> des silences qui sont habités…<br class='manualbr' />Il y a un petit rayon de soleil qui arrive du ciel, qui met en<br class='autobr' /> mouvement et donne l’harmonie des couleurs. C’est un véritable<br class='autobr' /> échange entre personnes de la même hauteur. La colombe semble<br class='autobr' /> dire c’est précieux ce qui se passe. Il y a du souffle&nbsp;: le souffle du<br class='autobr' /> malade, le souffle du regardant, le souffle de l’Esprit…</p> </blockquote> <p><br class='autobr' />


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7 janvier 2012 - 

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