Notre-Dame de l’Assomption (Fontenay-le-Comte)

vendredi 22 août 2014
par  admin

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Eglise Notre-Dame

Église paroissiale située, dès son origine, dans la ville haute fortifiée. Le chœur est dirigé vers l’Est, vers le soleil levant, symbole de la résurrection quotidienne, analogie à l’eucharistie qui se répète chaque jour.

Histoire

Construite au 15e siècle (1423 : début de la reconstruction), époque où la ville est prospère, elle est édifiée à l’emplacement d’une ancienne église romane (11e) dont seule la crypte subsiste.

♦ Au cours du 16e siècle des embellissements sont apportés.
Au maître maçon Liénard de la Réau est confiée la construction de la chapelle dite des Brisson : merveille de la Renaissance avec son arc en anse de panier, son plafond à caissons.
A la même époque sont ajoutées les chapelles « Renaissance » situées derrière le chœur.

♦ A partir de 1562, les guerres de religion entre catholiques et réformés entraînent de multiples dégâts, notamment la chute des voûtes. Seule subsiste la travée sous clocher.
En 1598, date de l’Edit de Tolérance d’Henri IV qui donne la liberté de culte partielle aux deux religions, les conflits destructeurs se calment.

♦ En 1600 et après, la restauration est décidée. Des piliers cylindriques, plus simples, moins onéreux, sont élevés ; puis les collatéraux et leurs voûtes. En 1603 le clocher est réparé.

♦ Fin 16e siècle : le retable, decorum spectaculaire, affirme la noblesse et la richesse des lieux et vient meubler le chœur.

♦ Fin 18e siècle : avec la Révolution Française, l’église connaît à nouveau des dégradations et des pillages. Elle devient « temple républicain », lieu de rassemblement civique, de banquets et de fêtes. Son mobilier est dispersé, ses richesses dilapidées. Elle est rendue au culte en 1803.

♦ Au 19e siècle : les voûtes de la nef centrale sont à nouveau relevées.

Architecture

L’église est de style gothique flamboyant (15e siècle) et néogothique (17 et 19e siècles).
Elle se compose de 3 larges nefs et de 4 travées voûtées d’ogives (18m de haut dans le chœur).
Les reconstructions du 16e siècle, notamment piliers et arcades, dessinent des lignes sobres contrastant avec les deux piliers sud-ouest portant le clocher (seuls rescapés du saccage de 1568).
L’entrée latérale nord (autrefois porte principale) présente un portail flamboyant encadré de deux pinacles. Le décor des voussures évoque le thème des « Vierges Sages et des Vierges Folles ». Partagée en deux par un trumeau, l’entrée est surmontée d’une niche à baldaquin qui renferme une statue de la Vierge (19e siècle).
L’autre portail, sur la façade ouest, est plus sobre. L’arcade en anse de panier repose sur des colonnes torses à nervures cannelées.
L’élément le plus spectaculaire de l’église est l’imposante flèche du clocher (82m). Elle séduit par l’harmonie de ses proportions et la pureté de ses lignes.

Mobilier

♦ Le retable, du 17e siècle(1681), en marbre et pierre de Charente qui occupe une grande partie de l’abside est l’œuvre du sculpteur tourangeau d’origine flamande, Joseph Van Gheluwen.

♦ La chaire, du 18e siècle(1784), réalisée par le sculpteur niortais Elie Drouard, représente un Atlante portant la cuve et l’abat-voix. Celui-ci est surmonté d’une allégorie : la Religion catholique terrassant l’Hérésie réformée.

♦ Les vitraux des années 1850 (atelier Lobin de Tours) relatent divers épisodes de la vie de la Vierge et du Christ.

♦ Quelques tableaux sont classés à l’inventaire des Monuments Historiques :
(La Transfiguration, la Résurrection, l’Assomption de la Vierge, la Crucifixion, la Vierge à l’Enfant, St Louis vénérant la couronne d’épines…).

Sources : Chroniques Paroissiales et base Palissy.
Des explications plus détaillées sont à votre disposition dans l’église où des fiches signalétiques ont été posées dans l’église où un fascicule détaillé est en vente.

Article rédigé par la commission "Objets de culte"
de l’association des Amis du patrimoine religieux de la paroisse Saint Hilaire de Fontenay

Chaire à prêcher (18e) {JPEG} Chapelle des Brisson {JPEG} Clocher {JPEG}
Crypte {JPEG} Portail Nord {JPEG}

Autres photos de l’église Notre-Dame




------------------------------ANCIEN TEXTE<br class='autobr' /> L&#8217;église Notre-Dame est probablement une fondation très ancienne. La découverte, en 1846, d&#8217;une crypte atteste l&#8217;existence d&#8217;une église romane <strong>dès le XI<sup><small>ème</sup></small> siècle</strong>. Cet édifice, probablement devenu trop petit, est rasé et remplacé au XV<sup><small>ème</sup></small> siècle par une église plus vaste et de style gothique flamboyant. Les travaux débutent vers 1423 et sont presque <strong>achevés en 1466</strong>, comme l&#8217;indique l&#8217;inscription de la cloche. En 1450, l&#8217;église est remaniée. On édifie trois absidioles dans le chœur et une chapelle dédiée à St Pierre. Au cours des guerres de religion, l&#8217;église Notre-Dame est endommagée. En 1568, les protestants, après avoir pris la ville, sapent les piliers de l&#8217;église et détruisent les voûtes. Dès lors, il ne reste plus que le pourtour des murs, deux piliers et le clocher. L&#8217;église se relève lentement de ses ruines. On procède à une première <strong>restauration à la fin du XVI<sup><small>ème</sup></small> siècle</strong>. En 1700, la flèche est restaurée sous la direction de l&#8217;architecte François Leduc, dit "Toscane". Quant aux voûtes de la nef, elles ne sont restaurées qu&#8217;à la fin du XIXème siècle.</p> <p><strong>Architecture</strong><br class='manualbr' />L&#8217;église se compose de trois nefs et de quatre travées. La chapelle nord est la mieux conservée. Sur sa voûte à caissons, on peut admirer, dans des médaillons, les représentations de Dieu le Père, de Moïse, d&#8217;angelots et des symboles des évangélistes. Au sud, on trouve la chapelle St Pierre, construite en 1540 par Liénard de la Réau, utilisant quelques éléments architecturaux de la Renaissance (colonnes, plafonds à caissons...). Les reconstructions du XVIème siècle, notamment les piliers cylindriques et les arcades, dessinent des lignes sobres qui contrastent avec les deux piliers sud-ouest portant le clocher, seuls rescapés du désastre de 1568. Au nord de l&#8217;église, un escalier puis un étroit couloir donnent accès à la <strong>crypte</strong> de la fin du XI<sup><small>ème</sup></small> siècle. Celle-ci est composée de trois vaisseaux voûtés d&#8217;arêtes appuyées sur 14 colonnes à chapiteaux géométriques. Seule l&#8217;abside possédait trois nefs, aujourd&#8217;hui murées.</p> <p><strong>Architecture extérieure</strong><br class='manualbr' />L&#8217;entrée principale avec son <strong>portail</strong> flamboyant se trouve au nord de la première travée. Ce portail, daté de la fin du XV<sup><small>ème</sup></small> siècle, est encadré par deux pinacles dont le décor évoque le thème des "vierges folles" et des "vierges sages". Il est partagé en deux par un trumeau surmonté d&#8217;une niche à baldaquin qui renferme une statue de la Vierge du XIX<sup><small>ème</sup></small> siècle. Sur la façade ouest, s&#8217;ouvre une autre porte, plus sobre, composée d&#8217;un arc en anse de panier reposant sur des colonnes torses à nervures cannelées. Sur le bas-côté sud, il faut signaler la façade extérieure de la chapelle St Pierre avec sa grande baie en plein cintre encadrée par des colonnes. Cette chapelle, dite "des Brisson", datée de 1542, est l&#8217;œuvre de Léonard de la Réau et de Jacques Duboulay. L&#8217;élément le plus spectaculaire de l&#8217;église Notre-Dame est sans conteste <strong>l&#8217;imposante flèche</strong> qui s&#8217;élève à plus de 82 mètres. Elle séduit par l&#8217;harmonie de ses proportions et la pureté de ses lignes.</p> <p><strong>Mobilier</strong></p> <p> - Le <strong>retable</strong>, du XVII<sup><small>ème</sup></small> siècle, en marbre et pierre de Charente qui occupe une grande partie de l&#8217;abside est l&#8217;œuvre du sculpteur tourangeau d&#8217;origine flamande, Joseph Vanghelunen.</p> <p> - La <strong>chaire</strong>, réalisée en 1784 par le sculpteur et doreur niortais Elie Drouard, représente l&#8217;Atlas, portant la chaire sur son dos, et la Religion terrassant l&#8217;Hérésie qui couronne l&#8217;abat-voix.</p> <p> - L&#8217;église possède aussi un ensemble de <strong>vitraux</strong> des années 1850 qui relatent divers épisodes de la vie de la Vierge et du Christ.</p> <p> - Il y a également quelques <strong>huiles sur toile</strong>, toutes classées Monuments historiques (la Transfiguration, la Résurrection, l&#8217;Assomption de la Vierge, la Crucifixion, la Vierge à l&#8217;Enfant).</p> <p align=right><small>Extrait de la plaquette <i>Patrimoine religieux en Sud-Vendée</i></small></p> <hr class="spip" /> <p>


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