Avent 2012, pour se préparer à Noël

vendredi 25 novembre 2011
par  admin

Horaires des célébrations

Coups de cœur d’Avent


Temps d’attente, l’Avent nous permet de nous préparer à l’arrivée du Seigneur dans nos cœurs et dans nos vies. De nombreuses propositions sont offertes pour vivre pleinement ce temps. En voici quelques unes :

message du curé : Calendrier de l’Avent

prière de l’Avent, à Fontenay (44 rue du Moulin Fradet),
à 15 h les jeudis 6, 13 et 20 décembre 2012

réveillon solidaire de Noël, à St Michel le Cloucq (salle des fêtes) JPEG
le 24 décembre, à 19 h 30, organisé par la communauté Emmaüs de Fontenay. Réservation avant le 20 décembre. Renseignements pratiques sur le tract à télécharger

les temps forts diocésains à la basilique de St Laurent sur Sèvre

► des propositions pour prier chaque jour avec les textes de la liturgie (Messe et prière des Heures)

► des idées pour préparer la liturgie des dimanches d’Avent avec Prions en Eglise

► nombreuses propositions sur internet, par exemple des retraites en ligne :

      • les Dominicains de la Province de France proposent une retraite Avent dans la ville, sur le thème "Ton Dieu sera ta beauté", du 1er au 25 décembre (méditations, prière avec les Dominicains de Lille, propositions pour les enfants...)
      • avec Notre Dame du web, du 2 au 25 décembre : “Dieu conduit son peuple dans la joie“ (clôture des inscriptions le 4 décembre)
      • en chemin vers l’Avent, avec Sœur Bénédicte de la Croix et Prions en Église

des pistes de réflexion sur le thème de l’Avent et de Noël :




◄► SACREMENT DE RÉCONCILIATION :
Confessions individuelles à la chapelle de l’Union Chrétienne :
- tous les samedis de 10 h à 11 h 30
- et lundi 24 décembre de 10 h à 11 h 30

Célébrations communautaires de la Réconciliation  :
- jeudi 20 décembre, 19 h à St Jean
- samedi 22 décembre, 15 h à l’Union Chrétienne.


Crèches d’Avent



◄► HORAIRES DES MESSES DE NOËL :
♦ à la paroisse St Hilaire de Fontenay
- lundi 24 décembre 2012 :
19 h 30 à St Jean, Union Chrétienne, Notre-Dame, L’Obrie et Sérigné
22 h 00 à Saint Jean

- mardi 25 décembre :
9 h 00 et 10 h 30 à l’Union Chrétienne

partout en France, sur Messesinfo (à partir du code postal)

Bon Avent !

Coups de cœur d’Avent

La démarche Diaconia 2013 invite à servir la fraternité en commençant par mesurer ce qui se fait déjà pour tisser des liens fraternels. Voilà qui pourrait inspirer nos manières d’être et de faire. Tout au long de l’Avent, je vous offre des « coups de cœur » comme autant de signes d’espérance que ce Royaume de Justice et de paix promis par le Seigneur est déjà au milieu de nous. Comme une invitation à rester éveillés, à ouvrir nos yeux sur ces « clins Dieu » qu’Il aime nous faire au fil des jours. Avançons avec joie dans l’espérance de l’Avent ! - François Bidaud, curé

Lundi 24 décembre « Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, parce qu’il a visité son peuple » ( Luc 1, 68)
Cliquer pour agrandir
Il y a donc les cartes que je n’ai pas encore envoyées (cf coup de cœur d’Avent, d’hier (pas avant-hier)), et les cartes, et les cadeaux que je reçois comme prêtre, comme ami... Quelle générosité de la part des gens. Sur le plus grand meuble de mon bureau, les cartes s’accumulent autour de la crèche qui attend l’enfant (voir photo). Quelle reconnaissance quand on reçoit un mot, quel bonheur quand on est visité ! Toutes ces petites (cf coup de cœur d’Avent, d’hier (pas avant-hier)) attentions en disent long sur une manière de se rendre présent, de se faire cadeau pour les autres. Allons, n’hésitons pas. Allons visiter cette personne. On avait promis d’y aller, on n’a pas trouvé le temps. C’est le moment...
Allons, bergers, courons à Bethléem : allons voir cet enfant. Ce soir, c’est Dieu qui rend visite !

Dimanche 23 décembre « Le plus petit des clans de Juda » (Michée, 5, 1)
Dieu aime à choisir les plus petits : David, plus petit des fils de Jessé ; demain, un enfant nouveau-né comme signe...
Ces derniers mois, la paroisse a reçu les dons pour la collecte paroissiale et ça continue d’ailleurs. J’en profite pour présenter mes excuses à ceux qui attendent un mot de remerciement. J’avoue être en retard pour ce courrier entre autres, comme celui des vœux. Merci de votre patience. En ouvrant les lettres (ici, c’est le rôle du curé), je découvre de nombreux petits dons. De 10 euros. D’autres donnent beaucoup plus, tant mieux, mais j’imagine les gens qui donnent ces petits chèques. Je ne les imagine pas en avares, plutôt comme ces petits que Dieu trouve assez grands pour les choisir. Dans leur don, je vois la générosité de ceux qui n’ont pas beaucoup de moyens mais qui donnent quand même. J’idéalise ? C’est « l’esprit de Noël » aurait dit un copain. Mais je crois que j’ai raison d’idéaliser ainsi. La manière dont Dieu fait ses choix m’invite à le croire. Bethléem, plus petit des clans de Juda, drôle d’endroit pour naître au monde.
NB) ceux qui n’ont pas encore donné à la collecte peuvent encore donner, pensez-y comme cadeau de Noël !

Samedi 22 décembre « De la poussière il relève le faible » (1 Samuel 2, 8)
Ils sont arrivés en juin du Portugal à cause de la crise plus grave encore que chez nous. Quoi faire pour les accueillir ? Les services de la ville et du conseil général se mobilisent en lien avec la toute nouvelle association « Habitat et humanisme » et d’autres, Secours Populaire, Secours catholique....
Émotion de la mère de famille quand on lui offre les clés d’un vrai logement après plusieurs mois d’errance. « Habitat et humanisme » offre aussi un accompagnement par des bénévoles pour faciliter une vraie insertion. Quelques semaines plus tard, le mari trouve du travail en Deux-Sèvres. Tous ces acteurs ont aidé à relever cette famille de la poussière, de la déchéance. Bravo et merci.

Vendredi 21 décembre «  Heureuse celle qui a cru » ( Luc 1, 45)
A travers la durée des gens dans un engagement, que ce soit le ministère de prêtre, la vie religieuse, le mariage, mais aussi la fidélité à des engagements associatifs, je contemple comment cette capacité à poursuivre le chemin, à durer façonne les personnes. Heureux ceux qui ont cru et qui continuent à y croire. Elisabeth s’émerveille de la joie de Marie aux commencements ; il est bon de s’émerveiller devant des personnes façonnées par des années vécues dans un style de vie marqué par le don. Heureux sommes-nous de continuer à croire.

Jeudi 20 décembre : « Sois sans crainte » ( Luc 1, 30)
Depuis mon arrivée sur Fontenay, j’entends beaucoup de gens perplexes. Ce serait mentir si je ne faisais pas écho à cette inquiétude pour le futur du Sud-Vendée. Des gens craignent d’abord pour leur propre avenir. Où trouver du travail ? Comment se reconvertir ? Voilà de vraies questions. Les ignorer serait s’aveugler.
Dans ce contexte morose, il y aussi des gens qui choisissent de surmonter la crainte pour construire l’avenir, et ils sont plus nombreux qu’on croit. Ici, on se bat, on se démène pour attirer des acteurs économiques, pour faciliter le développement. Là, on se lance dans des projets de micro-entreprises. On choisit de courir le risque. J’ai rencontré des gens qui y croient. Pas de doux idéalistes, mais des hommes et des femmes qui agissent. Je ne dis pas qu’ils sont des anges, mais ce qu’ils disent et font résonne comme le salut de Gabriel à Marie : « Sois sans crainte ». Ils ne sont pas des anges, mais là où on doute, ils sont capables de redonner des ailes !

Mercredi 19 décembre « Tu m’as choisi dès le ventre de ma mère » (Ps 71, 6)
Cette jeune maman me parle de ses enfants, de son garçon heureux d’aller à la « maison de Jésus ». Il passe devant quand il va à l’école et aimerait bien chaque jour aller dans « la maison de Jésus ».
Cette maman évoque qu’avec son mari, ils seraient heureux si l’un de leurs enfants devenait prêtre. Sur Fontenay, plusieurs parents m’ont parlé de cette disposition intérieure, de ce désir... Les plus anciens savent que certains prêtres et religieux ont souffert d’un choix qui était plus celui de la famille que le leur. Mais le contexte a bien changé. Que des parents aient cette liberté intérieure de laisser place à une vocation particulière dans le respect de la liberté de leur enfant, c’est un beau signe d’espérance, non ?

Mardi 18 décembre « Il aura souci du faible et du pauvre » ( Ps 72, 13)
Je fais de temps en temps quelques courses dans une supérette du centre ville. J’y croise des personnes en fragilité parfois. L’autre jour, devant moi, une personne tend sa main où sont déposées quelques pièces de monnaie à la caissière lui indiquant de compter à sa place. Visiblement, les deux femmes se connaissent. Avec délicatesse, « l’agent de caisse » compte les pièces et sait « monnayer » le sourire qui réconforte. J’avais déjà remarqué cette même attitude dans le supermarché du centre-ville à la Roche sur Yon. Certains y verront une simple attitude commerciale au sens marchand du terme. Dans la manière de la vivre, j’y ai perçu un profond respect empreint d’humanité de celle qui sait avoir souci du faible et du pauvre. Merci à ces commerçants soucieux d’une fraternité au quotidien avec les plus fragiles.

Lundi 17 décembre « Que tous les pays le disent bienheureux » (Ps 72, 17)
Après un prêtre Congolais, un autre Béninois, voici que la paroisse bénéficie de la présence d’un prêtre Sénégalais. L’évangile est annoncé à tous les peuples. Heureux sommes-nous de recueillir par la présence de ces frères comment l’évangile traverse une autre culture. Cela relativise nos points de vue, nos manières de faire. La foi se vit dans l’ouverture à d’autres expériences de foi à travers le monde. Profitons de la présence de ce frère dans les mois à venir.

Dimanche 16 décembre « Que devons-nous faire ? » (Luc 3, 10)
Combien de fois nous posons-nous cette question : Que devons-nous faire ? Elle revient sans cesse mais pas de manière toujours essentielle. Il est des petits choix au quotidien qui ne demanderaient pas qu’on s’interroge trop longtemps. Mais il est de vraies questions qui demandent qu’on s’y attarde. Et on ne prend pas toujours le temps d’y réfléchir.
Je rends grâce pour les équipes Entrepreneurs et dirigeants chrétiens (EDC), Mouvement des cadres et dirigeants chrétiens (MCC) ou en Action catholique des Milieux Indépendants (ACI). Je me contente de citer celles que j’accompagne. Dans ces équipes, dans la confiance, retentit la question « Que devons-nous faire ? » sur des sujets essentiels. Beau service rendu aux hommes et femmes de ce temps.

Samedi 15 décembre « Nous posséderons la vraie vie  » (Ben Sirac le Sage, 48,11)
C’était l’un de mes premiers baptêmes sur la paroisse. La marraine s’avance intimidée pour verser l’eau qui sera bientôt bénite. Dans son geste, l’émotion est perceptible. Au long de la célébration, je la perçois très à l’écoute. A la fin, je la sens hésiter, puis elle vient me voir. Elle remercie pour ce qui vient d’être vécue. Elle est interrogée dans son chemin de foi. Je rends grâce pour la beauté et la simplicité des rites du baptême où sont donnés à qui veut s’y désaltérer la source de la foi. Le feu de l’esprit passe dans ces gestes et ces paroles. Je porte dans ma prière ces parrains et marraines, surpris d’être choisis. C’est pour certains l’occasion d’un chemin de foi. Au baptême, la vraie vie est offerte. Déployons-là pour le bien des filleuls.

Vendredi 14 décembre « Le Fils de l’homme est venu ; il mange et il boit » ( Matthieu 11, 19)
Ce n’était pas encore Noël, mais nous avons partagé des chocolats, et aussi des gâteaux apéro préparés à la mode camerounaise, du poulet cuisiné à l’ivoirienne, des plats haïtiens, et encore de la semoule à la mode vendéenne et une charlotte avec des biscuits très locaux ! Nous avons même regardé des danseurs réunionnais… qui nous ont invité à danser... et nous l’avons fait. C’était à la soirée de la pastorale des migrants. Je rends grâce pour ces liens partagés qui ouvrent le cœur et les esprits. Ce n’était pas encore Noël, mais dans cette soirée de Paix, il y avait une fraternité qui donnait à croire que le Seigneur vient.

Jeudi 13 décembre « Tu mettras ta joie dans le Seigneur » (Isaïe 41, 16)
Cette communauté de sœurs est âgée, mais pas triste. Elles ont servi les personnes malades, les enfants et les jeunes pendant de nombreuses années. Est venue le temps d’une vie bien plus gratuite. Malgré la vieillesse de beaucoup, l’échange avec elles n’est pas triste. Elle me livre quelques anecdotes sur la vie fontenaisienne, sur l’histoire de la congrégation. Il ressort de cet entretien une joie simple. Celle d’une vie dans la foi en Église. Elles mettent leur joie dans le Seigneur.

Mercredi 12 décembre « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau » (Matthieu, 11, 28)
Elle était à l’église en pleurs. Je lui ai adressé la parole. Je lui ai proposé de venir discuter au presbytère. Elle parle et je m’efforce d’écouter. Que le fardeau porté par cette femme est lourd... J’espère qu’elle a pu le déposer vraiment. Je rends grâce pour sa confiance donnée d’emblée pour livrer sa vie. Je prie Dieu qu’elle puisse recevoir de Lui le Christ, car Lui seul peut les donner, la paix intérieure, l’espérance pour avancer. Je prie pour que, prêtres et laïcs, nous habitions nos églises pour être là quand passent des personnes en besoin d’écoute.

Mardi 11 décembre « Ne laissera-t-il pas les quatre-vingt dix neuf autres ?  » (Matthieu 18, 13)
Un berger qui perdrait une brebis laisserait-il le reste du troupeau pour chercher celle qui est perdue ? Est-ce bien sûr qu’un berger ferait cela ? Il n’y a vraiment que Dieu parce qu’il est Dieu capable de laisser les 99 pour chercher l’unique perdue ?
Cependant, je rends grâce pour l’attention des parents pour leurs enfants. Je pense à cette jeune mère dont l’enfant était malade quand je suis allée la rencontrer. Le père, militaire, est souvent en mission au loin. Elle doit souvent assumer seule le quotidien. Dans son souci pour son enfant, se révélait aussi quelque chose d’un amour qui conduit loin et qui vient du plus profond d’un cœur de mère. Et si Dieu aimait à se dire dans cet amour maternel...

Lundi 10 décembre «  Arrivent des gens, portant sur une civière un homme qui était paralysé ; [...] ils montèrent sur le toit et, écartant les tuiles, ils le firent descendre » (Luc 5, 18-19)
Ils sont plein d’ingéniosité ces proches de l’homme paralysé. Ils trouvent une solution pour contourner la foule et placer leur ami devant Jésus. Quelle foi pour permettre d’accéder près de Lui !
Je pense à l’inauguration de l’accueil et du parvis de la mairie. Une part des travaux était liée aux normes d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite. Pas besoin de passer par le toit ! Des passages de plain-pied sont ouverts. La loi exige de nombreux travaux ; il en faudra dans nos lieux de paroisse. Je rends grâce pour les parlementaires quand ils sont courageux pour imposer des normes aux service des plus fragiles. Qu’ils puissent continuer d’œuvrer en ce sens...

Dimanche 9 décembre « Tout ravin sera comblé » (Luc 3, 5)
Me voici invité au Stade Emmanuel Murzeau comme membre de l’AASF, l’association propriétaire de l’équipement sportif loué par la municipalité. Comme dans d’autres communes, les bénévoles m’ont raconté le fossé qui séparait le club de foot du patro de celui de l’amicale laïque. Rude concurrence sportive ! Le temps a passé ; de l’eau a coulé dans la Vendée bordant la Plaine des Sports. De l’union des deux associations est né un club de foot il y a déjà quelques années. Cette saison, l’équipe fanion fait un beau début de championnat. Tant mieux ! Il en aura fallu de la bonne volonté des uns et des autres, un peu de réalisme aussi pour combler le ravin qui séparait les deux clubs. Je ne suis pas naïf ; il en reste des ravins à combler, des rives à traverser, des collines d’orgueil à aplanir dans nos vies. Réjouissons-nous aussi du chemin déjà parcouru... c’est encourageant pour les terrassements à venir.

Samedi 8 décembre « Où es-tu donc ? » ( Genèse 3, 9)
« Où es-tu donc ? » C’est la question que Dieu pose à l’homme qui se cache après avoir désobéi à l’inter-dit, à la parole de confiance donnée. J’admire comment Dieu, depuis les origines, cherche l’homme, veut entrer en dialogue avec notre humanité. Qui aujourd’hui va chercher ceux qui, honteux, se cachent, se murent dans leur silence ?
Ce jour là, cette éducatrice arrive fatiguée mais heureuse de la rencontre vécue avec une jeune. L’adolescente est en révolte, elle voudrait quitter le lieu d’accueil où, pourtant, elle aurait la chance de se reconstruire. Cet après-midi, dans son bureau, la jeune fille s’est cachée, s’est murée dans son silence. L’éducatrice, à force de « perches tendues » parvient à entrer dans son monde, ou du moins à entrouvrir la porte. La jeune parle enfin, s’ouvre. Un chemin de confiance est encore possible. Je rends grâce pour ces éducateurs, qui, à l’image de Dieu, vont à la recherche de jeunes paumés, ne trouvant sens à la vie. Ces adultes appellent « Où es-tu donc ? ». Question lancée témoignant que quelqu’un croit en l’avenir de ces jeunes.

Vendredi 7 décembre «  Les humbles se réjouiront de plus en plus dans le Seigneur » (Isaïe, 29, 19)
Je lui rends visite pour la première fois sans prévenir. Par la fenêtre, elle me dévisage, l’air méfiant, mais en voyant ma petite croix et en entendant qui je suis, son visage s’illumine, la porte s’ouvre et l’accueil est chaleureux. Elle m’invite à m’asseoir. Je perçois que la santé n’est pas très bonne, elle me confie ses soucis, me raconte son histoire, ... avec un humour débordant, une joie de vivre rayonnante. En écoutant ce qu’elle a traversé et en accueillant ce qu’elle est devenue, je rends grâce. Quel courage, quelle ténacité, quelle humilité dans une foi simple. « Les humbles se réjouiront de plus en plus dans le Seigneur. »

Jeudi 6 décembre «  le Seigneur est le Rocher pour toujours » ( Isaïe 26, 4)
Il m’a appelé pour me dire sa préoccupation : un calvaire, érigé par un oncle très croyant, se détériore dangereusement. Nos constructions humaines, même portées par la foi, ne sont pas aussi solides qu’on croit. Nous parlons pour savoir qui mobiliser pour rénover le calvaire. Dans cette demande, au fil de la discussion, j’entends la foi d’un homme respectueux de celle des générations précédentes et soucieux de la transmettre aux générations à venir. Beau patrimoine que celui d’un calvaire dans nos bourgs et villages. Plus remarquable encore la foi de ceux qui veulent conserver cet héritage comme une Bonne nouvelle à transmettre. La foi se donne à voir en actes. Celui qui fait la volonté du Père est comme un homme prévoyant qui construit sa maison sur le roc ( cf Luc 7, 24) qui peut dire : « Le Seigneur est mon Rocher, mon appui ». Merci pour cette foi qui cherche à se transmettre concrètement.

Mercredi 5 décembre « Alors la foule était dans l’admiration en voyant des muets parler » (Matthieu, 15, 31)
C’était au premier café-théo de cette année 2012-13 au Kalua café, rue de la République. J’arrive malheureusement en retard. J’entre, le climat est à l’écoute. Alors que le sujet porte sur « Au cœur de nos vies, les homosexualités, réalité plurielle », j’entends s’exprimer des parents de personnes homosexuelles, une personne homosexuelle. Au cœur du débat en cours, quelle chance que les catholiques et les protestants offrent ensemble, au sein de la cité, la possibilité de s’exprimer. Pour les parents qui ont parlé, c’est un soulagement de pouvoir raconter leur parcours. Voilà des muets qui parlent, c’est admirable, non ?

Mardi 4 décembre « Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits » ( Luc 10, 21)
C’était à la première « messe des familles » qui réunit à St Jean les 4° dimanches du mois les différentes générations. J’interroge les enfants sur l’évangile dit de Bartimée ( Marc 10, 46-52). Dans ce récit, un aveugle mendiant finit par être guéri et se met à suivre Jésus. L’aveugle aura dû pour cela se faire entendre de Jésus alors que la foule qui suivait déjà le Christ voulait faire taire ce mendiant. A la question adressée aux enfants : « A la fin du récit, qui est guéri ? », l’un d’eux répond : « La foule qui accepte de regarder différemment l’aveugle ». Bien vu ! Les adultes présents lors de cette messe sont émerveillés de la justesse de la réponse. « Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. »

Lundi 3 décembre « Nous irons dans la joie vers la maison de Dieu »( refrain Psaume 121(122))
En ce temps d’Avent, ce sont parfois les enfants qui entrainent les plus grands pour aller à l’église. Pour faire quoi ? Pour voir la crèche ! En lien avec les équipes liturgiques, nous avons décidé d’installer les crèches dans toutes les églises de la paroisse dès ce début d’Avent. Occasion pour les plus jeunes et les plus grands d’entrer dans cette attente de la naissance de Jésus. Occasion de laisser grandir en nous le désir de sa venue en notre cœur, en notre vie. Cette installation précoce de la crèche bouscule un peu les habitudes, mais je m’émerveille de la bonne volonté des uns et des autres, sacristains, décoratrices et autres bénévoles qui se mobilisent pour que les crèches soient installées dès maintenant. Ainsi, grandit cette espérance : que petits et grands viennent dans la joie vers la maison de Dieu !

Dimanche 2 décembre « Relevez la tête  »(Luc 21, 28)
Bel appel lancé par Jésus à des hommes et des femmes inquiets pour l’avenir ! « Relevez la tête ». Quand ça va mal, la tentation, c’est bien de baisser la tête, c’est bien de baisser les bras, de laisser tomber.
Chez ce couple, connu sur la paroisse, (ils me pardonneront de les évoquer), la vie se passe en fauteuil, et la mobilité est de plus en plus difficile. Le mari bénéficie même du secours d’une machine pour garder la tête… relevée. Pourtant, il est des gens assis qui sont debout dans leur tête, qui appellent les autres à être debout, dignes, savourant la vie, combattant l’injustice. Je suis sorti de chez eux avec le désir de garder la tête haute contemplant dans leur histoire les milles gestes de solidarité aidant à supporter l’épreuve, à la traverser. Merci pour la famille, les amis, les soignants, les paroissiens qui œuvrent au fil des jours.
« Relevez la tête car votre rédemption approche. » dit Jésus. Quand vous irez au marché de Noël à Foussais et Mervent contempler la vidéo à l’église, vous vous souviendrez que le diaporama a été réalisé par un homme debout dans sa tête.




Hymne de l’Avent : RORATE

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7 janvier 2012 - 

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