L’Hermenault

jeudi 5 janvier 2012
par  Michel

Église Notre-Dame de L’Hermenault

Au tout début du 14ème siècle, on trouve mention d’un prieuré à "Lermenault". Selon la règle de saint Benoît, un prieuré est la dépendance d’une abbaye, sous la responsabilité d’un prieur, chef spirituel et temporel du petit groupe. Le prieuré-cure de L’Hermenault dépendait des bénédictins de Maillezais. Mentionnée en 1003, dans la charte de donation de Guillaume V, comte de Poitiers, aux moines de Maillezais, date de création de l’abbaye.
En ce début de XIème siècle, il existe déjà en ce lieu une chapelle dédiée à la Vierge Marie. C’est l’église du prieuré Notre-Dame, petit monastère sous la responsabilité d’un chef spirituel, le prieur.
Cette "chapelle" est reconstruite vers le 12ème siècle, elle est agrandie au XIV ème et XV ème siècles, puis enfin au XVIème et XIX ème siècles. En 1305, Bertrand de Goth, archevêque de Bordeaux et futur pape Clément V, visite l’église Notre-Dame. L’édifice est incendié (1569) durant les guerres de religion. En 1793, l’église doit faire face aux passages successifs des armées vendéennes et républicaines (1793 : batailles de Fontenay et Luçon).
L’histoire de cette église est très liée à celle du château de L’Hermenault. En effet, celui-ci fut pendant plusieurs siècles la résidence d’été des abbés, puis des évêques de Maillezais, et, à partir de 1648, des évêques de La Rochelle. Nous citerons :
Mgr Geoffroy d’Estignac nommé en 1518, protecteur de Rabelais, qui le suivit à L’Hermenault.
Mgr Henri de Béthune, nommé en 1629, fit restaurer la chapelle St. Lienne près du Bois Vert.
Mgr de Crussol d’Uzès offrit à l’église le retable en bois doré (vers 1752) provenant de la chapelle du château. Il donne également la chaire à prêcher en 1768. Ce prélat aimait beaucoup L’Hermenault et fit construire au XVIII ème siècle, le "logis des dames" pour y abriter sa famille et en particulier sa sœur la duchesse Marie-Charlotte de Caylus. Elle est inhumée dans l’église près de la chaire sous la dalle de marbre noir.
Lors de la séance du 31 octobre 1864, la fabrique, considérant que l’église était trop petite et qu’elle ne comportait pas d’autel à la Sainte Vierge, décide l’agrandissement pour gagner 140 places. De 1865 à 1869, le chœur est construit à la place de l’ancienne sacristie et la tribune est installée au fond de l’église.

Architecture



L’église Notre-Dame se compose d’une nef unique comprenant quatre travées. Les deux premières datent du 16ème siècle. Les deux autres datent du 13ème siècle. En 1870, le chœur et le transept sont modifiés par M. Mandin, architecte à Périgueux.

De 1866 à 1872, on lui confie la restauration de la nef. La porte principale, en accolade, se trouve à l’ouest. A l’entrée sud de la nef, on remarque le ballet de l’église avec ses colonnes doriques venant du château du Bois Roux (St Martin-des-Fontaines). Le clocher, carré et massif, surmonte la dernière travée de la nef. De 1865 à 1869, on édifie l’abside, percée de trois baies.
Mobilier



Le mobilier de l’église Notre-Dame de l’Hermenault reste assez riche :

- un autel, son petit retable tabernacle et son gradin, le tout en bois sculpté du 17ème siècle.

- une statue de Notre-Dame, en bois (3), provenant du quartier de Purzeau (L’Hermenault)

- On trouve aussi un maître-autel (2) pour la célébration de la messe et deux autels, un dédié à la Sainte-Vierge et l’autre à Saint Pierre (chœur).

- Dans le croisillon sud, une huile sur toile évoque "L’Adoration des Bergers" (4). Cette œuvre de 1832 est une copie du tableau de Jacques de Létin (1597-1661).

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- La chaire en bois sculpté (7), du milieux du 17ème siècle, fut offerte à l’église en 1768 par Mgr De Crussol, évêque de La Rochelle.

- Sur le mur sud de la nef, on remarque un Crucifix en bois polychrome du 18ème siècle (8).

- La tour du clocher pentagonale (9) renferme quatre cloches nommées Joséphine, Henriette, Claire et Elisabeth.

- On aperçoit une piscine servant à évacuer l’eau et résidus des objets de piété réduits en cendre et à purifier les objets sacrés après usage (11) ainsi que des enfeux (12).
Les vitraux



Les vitraux de l’église Notre-Dame relatent l’histoire de Marie Mère du Christ et de l’Église, Mère de Dieu et notre Mère.

- Dans le bras nord du transept (1181) :l’ Annonciation (1)

- On trouve aussi un maître-autel (2) pour la célébration de la messe et deux autels, un dédié à la Sainte-Vierge et l’autre à Saint Pierre.

- Dans le croisillon sud, une huile sur toile évoque "L’Adoration des Bergers" (4). Cette œuvre de 1832 est une copie du tableau de Jacques de Létin (1597-1661).

- La chaire en bois sculpté (7), du milieux du 17ème siècle, fut offerte à l’église en 1768 par Mgr De Crussol, évêque de La Rochelle.

- Sur le mur sud de la nef, on remarque un Crucifix en bois polychrome du 18ème siècle (8).


- La tour du clocher pentagonale (9) renferme quatre cloches nommées Joséphine, Henriette, Claire et Elisabeth.


- On aperçoit une piscine servant à évacuer l’eau et résidus des objets de piété réduits en cendre et à purifier les objets sacrés après usage (11).


- Dans l’abside (1869) : - Au nord : Adam et Ève et la Création, Marie la "nouvelle Ève" (1), au centre : la naissance de Jésus à Bethléem (1).
- au sud : L’Assomption de la Vierge Marie (1)


- Dans le bras sud du transept (1881) : mariage de Marie et de Joseph (1).


- Au centre de la nef, côté sud : un vitrail des apparitions de Marie à Bernadette de Lourdes (mission 1935) (10).


- A l’ouest, la tribune : vitrail de 1900 (18) Colonnes doriques (14) Confessionnal XVIIIème (15) Fonds Baptismaux (17) le portail Ouest (19).

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