Marsais Ste Radegonde

samedi 14 janvier 2012
par  Michel

Eglise de Marsais

Historique
L’église St-Pierre-et-St-Paul de Marsais est, à l’origine, une dépendance de l’abbaye de Saint-Maixent. Le cartulaire de Saint-Maixent mentionne en 992 un lieu de culte à Marsais. En 1110, on apprend que cette église possède deux autels, l’un dédié à Saint Marmeth et l’autre à la Sainte Vierge. En 1305, Bertrand de Coth, archevêque de Bordeaux, s’arrête dans l’église de "Marchay" où il annonce la parole de Dieu. En 1601, l’évêque de Maillezais, Henri 1er d’Escoubleau (1572-1615), se rend dans l’église de Marsais dont seuls le choeur et le clocher sont couverts. Lorsque André Outin, doyen de Fontenay-le-Comte, visite l’église Saint-Pierre le 23 mars 1656, il note que le choeur est pavé, tout comme une partie de la nef qui n’est ni voûtée ni vitrée. L’église actuelle de Marsais est reconstruite en 1884, sur les plans de l’architecte Victor Clair. En démolissant l’ancienne église, les ouvriers ont mis au jour une dalle funéraire portant les armes de la famille Blouin. Sous la dalle on découvre la dépouille d’une femme couchée sur le dos et revêtue d’un costume du XVIème siècle.

Toute la surface occupée par l’église,le cimetière, la mairie, se trouvve à l’emplacement d’un cimetière de l’époque mérovingienne. on ne connait toujours pas pourquoi il y avait là un si grand cimetière
La paroisse de Marsais a été déservie par 24 curés dont certains ont été en même temps curé de Ste Radégonde. Les communes de Marsais et de Ste Radégonde se sont réunies en une seule commune sous Charles X. La copie du décret de fusion est visible à la mairie. C’est pour cette raison que les armes de Marsais-Ste Radégonde ont une fleur de lys qui est dite "de l’un dans l’autre" puisqu’elle est à cheval sur l’azur et l’or de l’écu, ses couleurs étant inversées. La reproduction des armes est également en mairie.

Architecture intérieure
Cette église, en forme de croix latine, est de style néo-gothique. Elle comprend une nef unique de deux travées et un transept. Le choeur, d’une travée, forme un chevet plat. On trouve deux autels secondaires, l’un dans le bras sud du transept, dédié à saint Joseph, l’autre dans le bras nord dédié à la Vierge Marie. Dans le choeur, deux plaques ont été apposées en signe de reconnaissance pour la famille Botneau qui a contribué à la restauration de l’église. Deux rosaces attirent le regard, l’une dans le choeur, l’autre au fond de l’église avec un blason et les clefs de saint Pierre.

Mobilier
Le chemin de croix, a été restauré en 1993. Sur le mur sud de la nef, on remarque un crucifix dont le Christ du 18ème siècle est en bois peint en blanc. La chaire , moderne, en bois clair, est à plusieurs panneaux sur lesquels sont inscrits les noms des morts de la grande guerre. Dans le chœur, on trouve une huile sur toile du 18ème siècle représentant "la remise des clefs à saint Pierre", œuvre inscrite à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis en 1993. Sur le mur Est du chœur, une huile sur toile du 18ème siècle évoque "Saint Charles Borromée en prière". Saint Charles Borromée, prélat italien (1538-1584), a joué un rôle majeur dans la réforme du clergé après le Concile de Trente, par exemple en ouvrant, en 1564, les premiers séminaires pour une meilleure formation des prêtres. Ce tableau, inscrit à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1984, a été restauré en 1997. Près de l’autel, on observe un reliquaire de la Sainte-Croix. Sur le mur du fond, un tableau représente saint Jean-Baptiste. Le clocher renferme trois cloches. C’est le jeudi 29 juin 1899, fête de saint Pierre et saint Paul, patrons de la paroisse, qu’a eu lieu la bénédiction des trois cloches neuves, accordées "la, si do dièze".

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