Nalliers

mardi 3 janvier 2012
par  Michel

Histoire de l’église de Nalliers

Vraisemblablement élevée au 12ème siècle, l’église St HILAIRE de NALLIERS ne recèle visiblement plus de vestiges de la période dite Romane, si ce ne sont les bases de l’église dite primitive, là où se trouve le chœur actuel. On remarquera ses 2 vitraux ouverts au sud qui possèdent un petit arc roman modifié ultérieurement. L’église primitive se limite aux 2 premières travées ce qui laisse supposer sa petite dimension.
Les voûtes gothiques du chœur, du 13ème siècle, sont dites "ANGEVINES" (construction obéissant à des règles géométriques de l’époque PLANTAGENET. Elle a été vraisemblablement agrandie au 15ème siècle 2 nefs, l’une est en prolongement de l’église primitive (côté sud), l’autre côté nord appelée « nef de la Ste Vierge ».
En 1562, les protestants l’incendièrent. En 1667, l’abbé Jacques GOUPILLEAU procède à de grandes transformations comme en témoigne l’inscription sur l’arc en cintre à l’entrée du grand portail. En 1710, intervient la surélévation du clocher.
Dans la nuit du 8 au 9 juin 1939, l’incendie de la sacristie provoque la destruction d’un grand retable du 16ème siècle. Il n’en reste qu’une carte postale.
Dans son ensemble cette église possède des proportions harmonieuses malgré la masse imposante de ses piliers.
Elle est classée à l’inventaire.

Le clocher a été surélevé en 1710. Cette surélévation est attestée par des inscriptions lisibles sur les côtés ouest et sud. Le coq porte l’inscription « fait à Fontenay-le-Comte en 1739. »
L’église est épaulée par des contreforts sur son pourtour, en renforçant la solidité. Le rehaussement de celui-ci est très apparent en plusieurs endroits.

Découvrons l’église St-Hilaire de Nalliers

JPEG - 31.9 ko
1 - Outre son grand portail, la façade ouest est ornée d’une statue de St Hilaire, le Saint patron. Deux oculus éclairent les premières voûtes. Le petit portail porte les traces de coups de hache donnés le 05-03-1906 lors de l’inventaire des biens religieux.

2 - La nef nord, dite de la Ste Vierge, a été construite au 15ème siècle dans un style flamboyant caractérisé par des piliers mono cylindriques dans lesquels pénètrent des arcs. A la voûte, on remarque une ouverture appelée "passage de cloche" laissant supposer qu’il y a eu un clocher à cet endroit avant la construction de l’actuel.

3 - A gauche en entrant on découvre les fonts baptismaux (fontaine du baptême), décorés de feuilles d’acanthe. Ils sont en pierre taillée. Un socle supporte 4 colonnettes puis le bassin.

4 - On découvre également un tableau représentant le baptême du Christ. Exécuté en 1960, à l’huile sur fond de métal, par M. Ludger OUYRARD (capitaine en retraite), il a été donné à l’église par son épouse.

5 - Le confessionnal. Il ne sert pratiquement plus à la confession des fidèles.

6 - Première station du Chemin de croix. Celui-ci est constitué de 14 tableaux peints sur bois, représentant les scènes de la passion du Christ. Ces 14 tableaux sont à découvrir, à partir de la 10ème station, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, 5 sur le mur nord, 3 sur le mur ouest du fond de l’église et 6 sur le mur sud.

7 – Quelques stalles du 19ème siècle.

8 - L’autel de la Ste Vierge a été remis en état en 1819. Il en existait 2 autres plus petits (ceux du Rosaire et de St Blaise).
9 – Vitrail du maître-autel dû au Maître MAZETIER et datant de 1940. Ce vitrail a pris place dans l’ouverture Gothique, découverte après l’incendie de la sacristie. Né à St Michel-en-l’Herm en 1888, Louis MAZETIER décède dans les Charentes le 18 Mars 1952. Son œuvre est magistrale et verra son classement aux monuments historiques. Il a réalisé un vitrail à l’une des fenêtres hautes de Notre-Dame de Paris.

10 - Le Chœur de l’église et son Maître-Autel ont été remaniés plusieurs fois au fil des siècles. L’ Autel est du 20ème siècle. Les voûtes Gothiques, du 13ème siècle, sont dites "Angevines", appellation ayant trait à une construc­tion obéissant à des règles géométriques de l’époque PLANTAGENET.

L’autel est encadré par 2 pupitres. Le premier (a) est l’AMBON, lieu de la lecture biblique et de la prédi­cation. Le 2° (b) sert à l’animateur.

11 - A la base de l’arc, un CHRIST en Majesté.

12 - Au pied des marches montant à l’Autel, 3 pierres tombales. Probablement les tombes des seigneurs locaux. Les CHASTENETS (13ème – 14ème),
Les BOURDEILLES (1558-1564) Les VIVONE (15ème). De chaque côté sur les piliers on trouve des figurines, sur celui de droite une figurine au visage serein, et sur celui de gauche un visage grimaçant (symboles respectifs du bien et du mal)
13 - Les voûtes côté sud faisant suite à l’église primitive sont identiques à celles de la nef de la Ste Vierge (côté nord), ainsi que les piliers mono cylindriques aux arcs pénétrant dans le fût. On peut supposer que l’église s’est agrandie au 15ème siècle puisque la nef de la Ste Vierge date de cette époque.

14 - En levant les yeux vers la voûte, on découvre une ouverture (passage de cloches au dessus de la lampe). Autrefois, 3 cordes descen­daient de la voûte permettant de faire sonner les 3 cloches en place datant de 1914 : CAROLINE (779 kg), JEANNE (408 kg) et MARGUERITE-MARIE (570 kg). En 1998, un mécanisme électronique est mis en place, permettant des sonneries programmées.

15 - Porte donnant accès à l’escalier menant au clocher.

16 - En 1562 les protestants incendièrent l’église. En 1667, l’Abbé GOUPILLEAU procède à de grandes trans­formations attestées par l’inscription gravée sur l’arc­-doubleau, côté sud, face au grand portail.

17 - Le bénitier en marbre porte les initiales P.C.

St HILAIRE, Patron de l’église de NALLIERS

Naissance à Poitiers vers 315, dans une famille de notables.
Étudiant en philosophie, intellectuel brillant et respecté.
Païen converti à la foi chrétienne, marié, père d’une fille, « ABRE ».
Évêque de Poitiers 354, ardent défenseur de la divinité de Jésus. Il est déclaré « Père et Docteur de l’Église » en 1891 par le pape Léon XIII. Sous son autorité ferme et son intelligence, la vérité chrétienne gagne lentement tout le diocèse de Poitiers. Homme d’action organisateur doté d’un cha­risme certain, St Hilaire se fait lui-même missionnaire luttant contre l’hérésie pendant que ses prêtres convertissent les campagnes restées païennes.
Il sera condamné 4 ans à l’exil en Phrigie (Turquie) de 356 à 361.
Il écrivit 12 livres sur "la Trinité" contre la théologie Arienne (doctrine d’Arius qui niait la divinité du Christ).
Il décède le 13 Janvier 368.

St Hilaire est aussi "Patron secondaire" du diocèse de Luçon.



Retour


Navigation

Mots-clés de l'article

Annonces