Pascal Brémaud

lundi 7 novembre 2011
par  admin

Pascal BrémaudPascal Brémaud, originaire de Mervent, mais Fontenaisien de longue date, vient de nous quitter.

Ses obsèques ont été célébrées le jeudi 10 novembre 2011 à 10 h, à St André de l’Eure (27), suivies d’un dernier adieu à 15 h en la chapelle des Lazaristes, 95 rue de Sèvres à Paris et de l’inhumation au cimetière du Montparnasse.

Vu l’éloignement et la difficulté de participer à ces célébrations, la paroisse a proposé de vivre ce temps, sur Fontenay, en union avec sa Maman, à travers la messe célébrée à


11 h 30, jeudi 10 novembre 2011,
en la Chapelle de l’Union Chrétienne,
à leurs intentions

Pascal venait d’avoir 39 ans le 26 octobre.
Après des études au Lycée Notre-Dame de Fontenay, des études supérieures d’espagnol à l’Université Catholique d’Angers, un engagement pour la Délégation Catholique pour la Coopération en Mauritanie et deux années au Séminaire Interdiocésain de Nantes, il est entré dans la Congrégation des Lazaristes le 11 septembre 2002.

Il a prononcé ses vœux dans cette Congrégation le 27 septembre 2004, a été ordonné diacre le 16 octobre 2004 et prêtre le 5 mai 2005.

Il a été successivement en communauté à Bondues (Nord) puis à Pîtres (Eure). Il venait de changer de lieu d’insertion missionnaire, et arrivait à St André de l’Eure où la Communauté Lazariste a été appelée par le diocèse pour la Charge de la Paroisse Saint André Mesnilliers (34 villages et 30 000 habitants).

Il venait de temps en temps à Fontenay voir sa Maman et aimait venir célébrer l’une ou l’autre messe en semaine ou le dimanche. Il était à la messe de 10 h 30 à Notre-Dame le dimanche précédent (30 octobre).

Homélie du Père Elie Delplace, visiteur de la Province de Paris, à la sépulture de Pascal à St André de l’Eure


Au cours de la messe célébrée à sa mémoire, ce jeudi 10 novembre,
on a repris quelques uns des nombreux témoignages parus sur internet (Facebook ou commentaires de blog).

David Lerouge, prêtre à Cherbourg, 35 ans, a écrit un poème, inspiré de Paul Eluard, qu’il a intitulé :

Hymne pascal

Un homme est mort qui n’avait pour sauveur
Que deux bras ouverts une fois pour la vie
Un homme est mort qui n’avait d’autre route
Que Celui qui l’avait appelé
Un homme est mort quand continue la lutte
contre la mort qui l’a dépassé, séduit, happé

Car tout ce qu’il voulait
nous le voulions aussi
Nous le voulons aujourd’hui
que le bonheur soit la lumière
au fond des yeux, au fond du cœur
Et la justice sur la terre
mais plus en lui, ici.

Il y a des mots qui font vivre
mais qu’on n’accueille plus pour soi
et ce sont des mots si brûlants
le mot Sauveur, le mot confiance
Charité, justice et le mot liberté
le mot Fils, et le mot délicatesse
mots que l’on professe, plus grands que nous
Le mot courage, et le mot consentir
et le mot frère, et le mot camarade
des mots auxquels on croit, qui parfois renvoient
sur ce qu’on ne vit que pusillanime
Et ces mots s’enroulent en spirale suffocante
dans la solitude, suscitant l’irréparable.

Ajoutons-y Pascal
Pascal est mort, vie reprise qu’il ne pouvait plus donner,
en marge de ce qui nous fait vivre
tutoyons-le, il était frère d’arme,
soldat de charité, enfermé dans le combat, désarmé.

Tutoyons-Le, il nous rappelle que le salut
est affaire fragile de fragilité saisie,
qu’Un seul est grand, qu’il y a des gouffre où l’on peut tomber.

Tutoyons-nous il nous dessine en sombre l’espérance.

Et David ajoute :
Je crois avoir croisé quelque fois Pascal à la catho, dans nos premières années, j’avais oublié son nom, mais pas son visage. Il avait mené ses appels et ses missions dans des lieux dont j’ignore tout, dans des cercles autres, mais l’annonce de sa mort, inattendue, violente, choquante réanime ma colère contre novembre, sombre et poisseux, qui englue tant d’amis dans des solitudes inespérantes.
Le combat, il l’a arrêté, je n’ai de cesse d’espérer que son Dieu saura d’autant plus le saisir, le recueillir, comme une mère son fils blessé au cœur. La foi ne connaît pas beaucoup de héros la nuit, je regrette simplement qu’il n’ait plus pu sentir la tiédeur de nos amitiés, le rose de nos optimismes, le soyeux de nos attentes bienveillantes.
Un petit de Dieu est tombé. Et je ne vaux guère mieux.

► Des messages d’amitié, adressés à Pascal et à sa Maman :

    • Pascal nous sommes orphelins. Entre dans la joie de ton Père.
    • Une pensée pour ta maman Nicole et donne le bonjour à tonton Paul que tu viens de rejoindre !
    • Notre prière vous accompagne. Que la force du Christ Ressuscité soit au cœur de ta maman Pascal. Tu nous manqueras...
    • Nous sommes dans la peine de ton départ...Nous aimions ta joie Pascal...Notre pensée et notre soutien vont à ta maman Nicole.
    • Au revoir Pascal. Ton sourire dans le hall du Palais des Sports et la célébration au Sacré-Cœur me resteront au cœur. Que Jésus te donne sa paix pour rencontrer le Père. Ton frère en St Vincent....
    • Pascal, ton sourire restera, ta gentillesse, ton amitié. Je ne peux oublier ce geste de paix à la messe dimanche dernier... c’était le dernier, c’était la dernière fois que je te voyais ! Entre dans la paix de ton Seigneur, et continue de veiller sur ta Maman.
    • Pascal, ton amitié va nous manquer .....
    • Je garderai à jamais nos éclats de rire, nos longues confidences et courriers échangés depuis notre année de terminale sur Fontenay. Pensées et soutien a ta maman.
    • Paix à ton âme !
    • Je partage votre tristesse. Pascal tu vas nous manquer, nous avons été séminaristes durant 2 ans ensemble, l’annonce de ton décès me plonge dans une douleur profonde, paix à ton âme et ma pensée à ta tendre maman
    • Pascal, Notre peine est immense, aussi tous vos amis de la vallée de l’Andelle se retrouvent ce soir à 20 h afin de prier pour vous et votre maman. Merci Pascal pour ce que vous étiez, pour tout ce que vous nous avez donné si généreusement, pour votre modestie, votre gentillesse sans oublier tous les gestes que vous avez accomplis dans la plus grande discrétion
    • Pascal, Nous sommes entrés au séminaire ensemble (tous les deux de Vendée) et nous avons pu nous soutenir l’un l’autre. Ensuite, chacun a pris sa route...J’ai beaucoup apprécié ton sens de l’écoute et ta préoccupation pour les plus pauvres. Maintenant, tu es allé rejoindre ton Père et ton papa, toutes mes prières t’accompagnent toi et ta maman qui est parmi nous. Que notre peine soit transformée en espérance d’être et de reposer en paix. Nous nous retrouverons tous un jour ! (Manuel)
    • Pascal, merci d’avoir été mon ami. Je n’oublierai pas ce que nous avons pu partager.

      ► Des commentaires de blog :

    • Quel choc hier en effet d’apprendre le décès de ce prêtre... de cet ami. Moi aussi je fais partie de ces 205 amis... et n’ai rien venu venir... Bien au contraire !
      Il est vrai que je l’avais perdu de vue depuis son départ du diocèse et que notre seul lien était facebook et un mail tous les 2-3 ans pour se donner des nouvelles. Mais, dans les derniers échanges que nous avons eus, dans ses photos sur facebook, on sentait un prêtre heureux de sa mission, heureux de sa vie... et qui avait apparemment surmonté les épreuves traversées.
      Comment ai-je pu ne rien voir ? ne rien sentir ? ne rien percevoir ? Je pense que nous sommes beaucoup à nous poser cette question. L’être humain est bien complexe et il est difficile de se mettre à la place de quelqu’un d’autre mais j’aimerais que l’on recule le temps... Je prendrais le temps de discuter avec lui, d’échanger sur la vie, sur la foi, sur les difficultés comme nous le faisions il y a une dizaine d’années alors que j’étais étudiante et qu’il nous avait invitées plusieurs fois une amie et moi au séminaire pour un dîner et une discussion-tisane dans sa chambre... A cette époque, nous refaisions le monde... J’aimerais le refaire encore aujourd’hui !
      Pascal, je prie pour toi, pour que tu trouves la paix auprès de Celui à qui tu as donné ta vie. (Manue)
    • Surtout, rester humble devant la douleur muette d’un homme. 205 amis, et seul. Il y a évidemment tout ce que l’on ne dit pas, sur Facebook. Et peut-être tout ce qu’un prêtre ne se sent pas le droit de dire. Hé oui, il est "témoin de l’espérance". Alors, comment se sentir le droit d’être désespéré ? Et nous demandons tant à nos prêtres, engagés par amour et toujours en butte aux petites discussions, petites bisbilles, petites aigreurs, petites cabales de paroisse, quand ce n’est pas l’actualité qui vient leur mettre un grand coup sur la tête. On ne devrait pas prier seulement pour les vocations, mais bel et bien prier pour nos prêtres, savoir être attentifs à eux.
      Je garderai une place pour Pascal, que je ne connaissais pas, dans mes prières. Pauvre petit père. (Koz)
    • J’aimerais trouver un poème pour mettre les mots que je ne vais pas trouver.
      Allez, nos prêtres, sachez que nous sommes nombreux à vous porter dans nos cœurs et dans nos prières. Pourvu que nous sachions, nous aussi, être attentifs à vous, savoir distinguer le désespoir qui s’instille. Et que vous sachiez, aussi, appeler quelque fidèle, un ami, un frère pour lui confier que vous non plus, ça ne va pas toujours. (Koz, sur le blog de David)

L’hymne pascal de David

205 amis... et seul (sur le blog de Cybersister)


Documents joints

Homélie - Séplture de Pascal
Homélie - Séplture de Pascal

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7 janvier 2012 - 

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